12 juillet : Camargue, notre Far-West

 En partenariat avec le  Parc Naturel Régional de Camargue, et comme un clin d’œil au passage de Buffalo Bill en Provence, à 22 h, place de l’Eglise, projection de  westerns tournés en Camargue, au début du XXè siècle. Films muets avec musique en live.

Les américains ne sont pas les seuls à avoir réalisé des films « westerns » avant l’avènement du cinéma parlant. De nombreux films muets, mettant en scène des cow-boys et des indiens, ont été tournés en France entre 1907 et 1914. ils ont été commercialisés, tant en France qu’aux Etats-Unis, où le public et la critique ont salué le caractère authentique de ces films.

A l’époque, cette proposition tenait de l’expédition. Les moyens de tournage étaient, le plus souvent, confinés dans les studios. De plus, peu d’acteurs étaient assez sportifs pour effectuer leur propres cascades. Les « doublures » n’existaient pas encore.

 

Parmi les nombreux films tournés en Camargue, les westerns que Jean Durand a réalisés entre 1909 et 1914 à l’instigation de Joë Hamman sont les plus anciens et les plus insolites. Ils sont dus aux rencontres de Joë Hamman tout d’abord avec son idole William Frederic Cody, alias Buffalo Bill, dans les plaines du Nébraska, puis à Paris avec Folco de Baroncelli dont il partage la passion de l’ouest américain que celui-ci a développée par la lectures de romans western.

Joë Hamman écrit ses premiers scénarii en 1906 et réalise un petit film, Cow-Boy, qui emporte un grand succès. Réalisateur,  scénariste, acteur, et cascadeur il est aussi illustrateur de tallent. Il répond à l’invitation de Folco de Baroncelli et se rend en Camargue où il retrouve des paysages et des pratiques d’élevage semblables à ceux de l’ouest américain. Aves Jean Durand, il réalise de nombreux western auxquels contribuent la Camargue et les Camarguais. En 1914, la guerre mettra un terme aux westerns, mais dans les années 1920, Joë Hamman reviendra tourner en Camargue des films qui auront pour sujet non plus les cow-boys mais les gardians dont l’image est alors en pleine reconnaissance.

Les films projetés le 12 juillet

Le Railway de la Mort, 1912 (15 mn) avec Joë Hamman, Ernest Bourbon, Berthe Dagmar. Film muet mis en musique par Patrick Laviosa pour Gaumont, en 2006.

Sujet : Le premier qui trouvera l’or en sera le propriétaire. Joe part à la poursuite du trésor dans une course effrénée qui compte un épisode palpitant dans un train.

Onésime sur le sentier de la guerre, 1913 (11 mn) avec Ernest Bourbon, Gaston Modot et Berthe Dagmar.

Film muet.

Sujet : Onésime est le héros d’une série d’aventures filmées par Jean Durand. Il risque cette fois-ci d’être brûlé vif par les indiens. Mais il parvient à s’échapper pour aller rejoindre sa promise, la belle Carmencita.

Cœur ardent, 1912 (11 mn) avec Joë Hamman et Berthe Dagmar.

Film muet mis en musique par Patrick Laviosa pour Gaumont, en 2006.

Sujet : Un indien est amoureux d’une indienne et désire l’épouser, mais son père s’oppose au mariage car le jeune homme ne possède pas de troupeau…

Plus d’infos…

Ecoutez l’épopée de Joë Hamman et des Westerns camarguais sur France Culture

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