L’édition 2014 par Stéphane Bigo

Voyageur au long cours, fidèle participant depuis la première édition, Stéphane Bigo présentait cette année son nouveau livre et le film « la caravane céleste » …
Il nous livre ses impressions sur le cru 2014 du Festival LES CHEVAUX DU SUD :

« Quand Didier Parmentier m’a exposé l’idée d’un livre d’or et demandé de préparer « quelque chose », je lui ai aussitôt marqué mon accord. Voilà une tâche facile et qui ne mange pas de pain : « Génial ! Super ! » plus une petite signature et hop, embarqué c’est pesé.

En anglais j’aurais mis « Yes man, respect ! », parce que, y a pas à tortiller, « l’œuvre » est assez remarquable. Quand on arrive, tout baigne : les livres sont là, le film passe à telle heure, le couvert est prêt, le gîte est prévu (sans la gitane), on te propose même des places de spectacle gratuites, et tous les membres de l’organisation (que je salue au passage et remercie chaleureusement) sont à votre disposition et répondent à vos inquiétudes avec une amabilité sans faille et un sourire « jusque là ! ».

En brésilien j’aurais dit : «Legal !», terme que les brésiliens utilisent pour manifester leur enthousiasme probablement parce qu’ils considèrent que seule l’illégalité est normale, la légalité, comme notre festival, a toujours un caractère exceptionnel ; j’aurais pu dire aussi « Joiiinha ! », petit joyau ! car Les Chevaux du sud, c’est du ciselé.

En Italien j’aurais dit : « Davvero notevole ! », l’événement est en effet « réellement considérable », pas encore le festival de Cannes mais qui sait ! On y voit du beau monde, presque des stars ! et je trouve qu’il colore d’une subtile note culturelle voire artistique la chaude ambiance camarguaise de la ville aux parfums de chevaux, de taureaux et de musique flamenco. D’ailleurs, un escalier monte aux marches du relais culturel. L’ai-je bien descendu ?

En espagnol, j’aurais juste mis « Genial ! » parce que, quand même, cette idée de faire un « festival » du livre et du film équestre, au lieu d’un banal salon du cheval comme il en court les rues, est magnifique. Pas de marchands du temple, pas de démonstrations où il faut prouver qu’on est le meilleur, pas de querelles de clochers où l’on défend âprement des convictions équestres loin des carrières et surtout pas sur un cheval, juste des copains ou des hommes et des femmes en passe de le devenir parce qu’ils ont en commun un livre ou une vidéo et, souvent, un vécu étonnant qu’ils nous livrent avec pudeur si la curiosité est réelle. Plus les réunions autour d’une table sous les pins, au milieu des étangs, des salicornes et des saladelles, ou des interviews intelligemment menées par Didier pour que les auteur(e)s révèlent le meilleur d’eux-mêmes. Par contre je n’aurais pas osé dire « Es un puta madre de festival ! », pas de vulgarité dans un livre d’or s’il vous plaît, même si je le pense très fort parce qu’aux Saintes, il y a dans l’air une qualité spéciale, une euphorie immanente qui nous branche en permanence sur un mode jubilatoire. A bien y réfléchir, les Chevaux du sud et les Saintes, c’est un puta madre de mariage d’amour.

Et Didier de me préciser : « Bien sûr ce livre d’or, ce n’est pas pour marquer « Super ! Ou génial ! », il faudrait quand même développer. » Alors là je suis resté sec, ça m’a complètement coupé l’inspiration. »

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Stéphane Bigo, auteur, cavalier au long cours et enseignant DE

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