Prisonniers de l’Himalaya

Mardi 14  juillet à 12h00 – Salle du Relais Culturel

 Prisonniers de l’Himalaya  « The Kyrgyz of the Afghan Pamir » est le dernier documentaire réalisé par Louis Meunier.

Ce cavalier-explorateur, grand connaisseur de l’Asie Centrale, nous amène à la rencontre de ceux qui vivent dans le massif du Pamir à plus de 4000 mètres d’altitude. Coincé entre le Tadjikistan et le Pakistan, le Wakhan corridor est une étroite bande de terre terriblement isolée. C’est pourtant là que vivent les kirghizes, ce peuple nomade prisonnier de la montagne et des frontières.

Pendant un de ces voyages dans le Pamir, Louis Meunier rencontre les kirgizes du Pamir Aghan. La région est très difficile d’accès et les conditions de vie sont rudes. Le Pamir afghan est même appelé « Bam-e-Dunya » : le toit du monde . Louis Meunier y reviendra deux fois avec une équipe de tournage pour filmer ce peuple et comprendre son histoire.

Les Kirghizes d’Afghanistan forment la communauté d’altitude la plus isolée de la planète. Pourtant, à seulement quelques kilomètres, se trouvent trois mondes développés : la Chine, le Tadjikistan et le Pakistan. Mais les frontières se sont fermées avec l’histoire, emprisonnant, sur le toit du monde, les nomades kirghizes. Reclus par petits groupes dans des campements de montagne, à 4300 mètres d’altitude, ils ne sont plus que 1.200 à subsister tant bien que mal. Peuvent-ils survivre ici ou doivent-ils imaginer leur avenir ailleurs ?

Prisoners of the Afghan Pamir TRAILER 2 from Louis Meunier on Vimeo.

« Le défi le plus grand tient à l’isolement des Kirghizes. Pour les rejoindre, il faut marcher une semaine, et ensuite se déplacer d’un camp à l’autre. Nous avions une caravane de 14 yaks pour porter notre équipement ! Tous les soirs il faut monter un camp, défaire les charges des animaux, s’installer… et tout rempaqueter le matin. A chaque prise de vue, c’est la même chose : arrêter la caravane, sortir le matériel vidéo, préparer les caméras, filmer et remballer… c’est très contraignant. Surtout en hiver quand il fait -30°C !

Le matériel vidéo devait être adapté aux températures négatives – les batteries se vident très vite en basse température, il a fallu les externaliser, c’est à dire les garder en permanence contre le corps, même pendant les séquences de tournage. La nuit, nous nous répartissions les batteries (nous avions beaucoup beaucoup de batteries) pour les glisser dans nos sacs de couchage. Evoluant en autonomie complète, il fallait régulièrement les recharger – nous trimballions deux générateurs et plus de cent litres de carburants sur le dos des yaks…

Nous n’avions pas apporté assez de barres chocolatées !  »

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