Patrice Franchet d’Espèrey

Vendredi 10 juillet au Relais Culturel :

Ancien élève et disciple de René Bacharach, le dernier grand écuyer bauchériste du XXe siècle, il a étudié pendant plus de vingt ans avec lui l’équitation et les traités qui lui sont consacrés pour « retrouver le bien commun des équitations qui veulent le bien-être du cheval ».C’est dans cet esprit qu’il pratique à cheval une équitation de tradition française d’expression bauchériste de « la deuxième manière » qui me conduit aujourd’hui à la recherche d’une  »Nouvelle équitation à la française »

Ancien écuyer du Cadre noir de Saumur. Responsable de 1989 à 2013 du Centre de documentation de l’Ecole nationale d’Equitation, il en a organisé et dirigé les colloques et publié les actes

Nouvelle équitation à la Française : C’est ainsi que peut se définir lala-main-du-maitre technique équestre de Patrice Franchet d’Espèrey, dont la pratique se fonde sur un principe analogue à celui de l’Aïkido. Cette technique consiste à suivre, accompagner et amplifier les mouvements naturels et nécessaires de la locomotion du cheval, et en particulier ceux de la nuque dont le rôle est de diriger toute la machine animale.

Cette équitation respecte la physiologie du cheval dans sa globalité avec une attention particulière à celle de la bouche et renonce ainsi à l’idée que l’on puisse fixer la tête du cheval  que ce soit à l’aide d’un enrênement, ou par la fixité de la main,  ou en opposant résistance à résistance comme le préconisait Baucher ou par des flexions forcées.

N’étant pas inhibé dans ses comportements et mouvements, le cheval s’apaise et, dans un relâchement musculaire sans tension, livre ses forces.  Une nouvelle forme de relation s’établit ainsi entre les deux individus dans la douceur et le respect.

L’équitation de tradition française vient d’être classée par l’Unesco en tant que Patrimoine immatériel de l’Humanité.

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