La grotte Chauvet : « La Grotte des rêves perdus »

Samedi 11 juillet à 19h00 – Salle du relais Culturel

Dans une grotte profonde les premiers artistes de l’histoire de l’Humanité ont peint un chef d’œuvre : des chevaux, des lions, des rhinocéros et bien d’autres animaux saisis sur le vif, courant, chassant ou s’affrontant.



Trente-six mille ans plus tard, des scientifiques, des ingénieurs et des artistes ont réalisé un exploit unique au monde. Ils ont reconstitué cette grotte originale : la Caverne du Pont d’Arc, rendant visible cet extraordinaire ensemble de peintures et gravures, et perceptible l’émotion qui a frappé les découvreurs de la grotte il y a vingt ans.

En pénétrant dans la caverne, au milieu des stalagmites et stalactites, vous découvrez l’univers qui a été celui des hommes et des femmes d’il y a 36 000 ans.

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À l’occasion de l’ouverture au public toute récente de la caverne du Pont d’Arc- reconstitution de la grotte originale – nous vous proposons une rencontre autour du film :

La grotte des rêves perdus documentaire de Werner Herzog – 90 mn – 2011

En 1994, en Ardèche, trois spéléologues pénètrent dans une grotte oubliée des hommes depuis 20.000 ans. Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hillaire ne savent pas encore qu’ils viennent de découvrir un sanctuaire exceptionnel d’art pariétal. Plus de 400 représentations d’animaux, deux fois plus anciennes que les peintures rupestres de la grotte de Lascaux, s’étalent sous leurs yeux. Pour des raisons de conservation, l’accès à la grotte est limité aux paléontologues et aux chercheurs.

« Le documentaire du cinéaste allemand, autorisé quelques jours seulement à filmer ce patrimoine, est donc un moyen unique d’apercevoir ce trésor de l’histoire de l’art et de l’humanité. Pédagogique, le film du réalisateur d’Aguirre, la colère de Dieu, L’Énigme de Kaspar Hauser, Nosferatu, fantôme de la nuit, ou de Fitzcarraldo… est aussi une galerie de portraits truculents des scientifiques qui cherchent à percer le mystère de l’antre. Et, in fine, Herzog déjoue les contraintes d’un film de commande du Ministère de la Culture pour livrer une œuvre mystique. » Le Figaro

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« La Grotte des rêves perdus : Werner Herzog, envoûtant cinéaste des cavernes…La Grotte des rêves perdus, joint l’exploit au mystère… Du miracle de la préservation de ces peintures jusqu’au signe fascinant que nous envoient à travers elles nos ancêtres Sapiens, en passant par la remise en question de la théorie sur le développement linéaire de l’art que cette découverte a suscitée.

Mystère encore, et sans doute le plus épatant de tous, que la manière dont Herzog transforme cette passionnante exploration pédagogique en une sorte de transe méditative ouverte sur la singularité originelle de notre espèce, seule pour une raison qu’on ignore à représenter le monde qui l’entoure.

Ce film magnifique invite les vivants que nous sommes à éprouver ce que les premiers morts de notre espèce ont voulu nous transmettre. Il permet aussi de comprendre que le plus profond témoignage de la conscience qu’a l’homme de sa présence énigmatique au monde passe par la création. Herzog, cinéaste médiumnique qui reconduit l’inquiétude de ces pionniers de l’image en mouvement, trouve là une définition de l’art à sa mesure. Le Monde.

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