Freddy Porte : Les chevaux de Rejon

La Corrida de RejonRencontre avec Freddy PORTE, ancien rejoneador, journaliste rédacteur de la rubrique « Art Equestre » de la revue « Planète CORRIDA »

On ne peut traiter de l’importance du cheval dans les cultures taurines, « notre sujet », sans un peu d’Histoire.

Depuis l’Antiquité les civilisations méditerranéennes furent imprégnées de la symbolique du taureau et d’une étrange admiration mystique à son égard. C’est en Crête que le Minotaure naquit de l’union de Minos et de Pasiphaé.

Le premier chevalier qui combattit dans l’arène un taureau à cheval et à la lance fut le Cid Campéador.

Plus tard, chrétiens et mahométans se mesurèrent dans ce type de combat qui été à cette époque également un entraînement guerrier.

L’origine cynégétique n’est pas à écarter : le taureau étant chassé à cheval au même titre que le sanglier, le cerf, le loup, l’ours…

On peut dire que la corrida équestre n’a jamais cessé au Portugal. Strabon historien romain, né en 8 avant Jésus Christ, écrivait en son temps : « Les peuples de Lusitanie ont pour coutume de combattre les taureaux ».

En 711, les musulmans envahisseurs découvrent cette culture ibérique. Entre le IX° et le XII° siècle, leurs historiens mentionnent «  des courses en champs découverts ou en arènes closes. » pour tuer des taureaux après qu’ils aient été repoussés d’un côté à l’autre par des cavaliers à la lance.

Vers la fin du XVI° siècle, la lance fut remplacée par le Rejon et le combat devint plus élégant.

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LA PLACE DU CHEVAL DANS LES CULTURES TAURINES : tel était le titre de l’exposition organisée par le Musée des Cultures Taurines de la Ville de Nîmes en 2013.

A cette occasion, un film commandité par le musée taurin a été réalisé. Il m’a été donné d’expliquer les fondamentaux techniques de la Corrida de Rejoneo, démonstration à l’appui avec mes chevaux Nabucco et Miguel, en parallèle avec des images nîmoises de Pablo Hermoso de Mendoza .

Grâce à l’amabilité du Musée Nîmois ce film sera projeté au Relais Culturel des Saintes Maries de la Mer – dans le cadre du Festival LES CHEVAUX DU SUDle 14 juillet prochain à 16 heures en prélude de la Corrida de Rejon du trophée Pommery.

Cette projection sera complétée par des extraits du film d’ Equidia : « A las cinco de la tarde » tournée dans la série « j’ai aimé un cheval ».

J’y raconte les difficultés des réjonéadors français que j’ai moi-même rencontrées à la fin des années 60.

De talentueux cavaliers se sont succédés. Ils ont, chacun par leur apport, conditionné l’évolution de la tauromachie équestre telle qu’elle se pratique aujourd’hui.

Un catalogue édité par le Musée des Cultures Taurines de Nîmes dont j’ai signé une partie des textes vous sera proposé à l’issue de la projection

Le contexte de l’époque correspondait avec le mouvement des toreros français initié par Alain Montcouquiol et Simon Casas. Les influences ainsi que des détails plus techniques comme le choix du cheval torero, son élevage, son dressage…le costume, les règles, le toilettage des chevaux… sont autant de sujets abordés dans ces écrits. Co-préfacé par Jean Paul Fournier et Daniel J Valade, vous trouverez également dans le catalogue un texte de Philippe Heyral dont vous avez pu apprécier le film sur le Festival l’an passé qui traitait lui, du cheval de picador.

Vous y découvrirez également un écrit de Mme Aleth Jourdan conservateur du Musée Taurin Nîmois qui nous offre une approche historique de la tauromachie chevaleresque.

Pour ceux qui le souhaitent je serais à votre disposition pour vous dédicacer cet ouvrage. Ce dernier pourra être le support de quelques échanges après la projection

Freddy PORTE.

 

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