Nicolas Chaudun

Le Studio DeltonMiroir du temps des équipages- Editions Actes Sud

En 1860, en bordure du lac du bois de Boulogne, un ancien sous-officier de cavalerie, Louis-Jean Delton, ouvre un studio photographique spécialisé dans le portrait équestre. Il n’est lui-même en rien un photographe, mais il a un flair infaillible. Tout d’abord jugé trivial, le portrait photographique gagne la haute société, d’autant que jamais le cheval n’a été à ce point une préoccupation de l’ensemble du corps social. Cette conjonction d’intérêts fait la fortune de Delton. En moins de dix ans, son studio s’impose comme lele-studio-delton-miroir-du-temps-des-equipages-de-nicolas-chaudun-1010479115_ML passage obligé de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. La chute de l’Empire ne freine pas son essor. L’impératrice, le prince impérial, Ferdinand de Lesseps, McMahon, la princesse de Metternich, Émile de Girardin, Ernest Meissonnier, les Radziwill, les Potocki, les Castellane…, il n’est pas un nom flatteur qui n’émarge au livre d’or. On pose en selle ou aux guides de son plus bel attelage. Ainsi le Studio Delton devient-il la mémoire de l’ultime âge d’or de la civilisation équestre ; son armorial enluminé avant le naufrage.

La majesté des centaures Editions Actes Sud

nicolas-chaudun-la-majeste-des-centaures-le-portrait-equestre-dans-la-peinture-occidentale-o-2742764356-0Cet ouvrage retrace l’histoire du portrait équestre à travers ses représentations dans la peinture occidentale. Initialement accordé aux fastes des palais royaux, le genre s’ouvre progressivement, tout comme le sens de cette imagerie, suivant l’évolution des mentalités et des techniques, du rapport au pouvoir et à la nature, ou de l’expression de la vertu.

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