Guillaume Henry – Les chevaux du vide (Rocher) et Une histoire de l’équitation française (Belin)

 

Les chevaux du vide (Rocher)

Ce titre fait référence à une calligraphie du maître zen Taisen Deshimaru intitulé « Le cheval du vide », représentant un cheval dans un grand espace blanc. Pour les bouddhistes, le vide (qui n’est pas vide, mais plein) représente la vacuité. La vacuité est en chacun de nous, comme le silence dans une pièce bruyante. Il « suffit » d’enlever le bruit, de retirer ce qui le couvre, pour le dé-couvrir. L’homme est alors éveillé.

Dans ce roman, le cheval permet au personnage principal de s’éveiller. Mais ce qui se présente à nos yeux est souvent trompeur, il faut traverser bien des épreuves pour ouvrir la réalité. C’est l’expérience que fait le « héros » emporté malgré lui dans un tourbillon d ‘événements qui le dépassent, qui défient la logique de l’espace et du temps, où, très vite, sa propre vie est en jeu.

Alors qu’il pense mourir, le protagoniste découvre qu’il est dans le coma. Il comprend que tout ce qu’il croyait vivre est le fruit de sa vie d’avant, de ses recherches, de son enfance, des traumatismes qu’il refoule et qu’il lui faudra bien affronter, de sa propre résistance à voir les signes qui ponctuent chaque situation traversée et qui lui montrent sa vraie destinée.

En s’éveillant de son coma, il s’éveille, tout simplement, grâce au cheval. Car c’est bien le cheval, omniprésent tout au long de son histoire, qui lui permet d’atteindre la vacuité, de chevaucher le vide.

chevaux vide

15,2 x 23,5 cm

220 pages

06 Mars 2014

Isbn 9782268076089

Prix 21,90€

Une histoire de l’équitation française

Depuis 2011, l’équitation de tradition française est inscrite an patrimoine culturel immatériel de l’humanité, auprès de l’Unesco.

Connue et reconnue dans de nombreux pays, l’équitation française est un art de monter à cheval basé sur l’harmonie entre le cavalier et sa monture. Elle rejette la force et la contrainte et vise, au contraire, une entente parfaite, une compréhension mutuelle, une fluidité de mouvement dans lesquels le couple peut pleinement s’exprimer. Sa quête et ce qui la guide à chaque foulée est la « légèreté », une notion clef embrassant un idéal autant philosophique que technique.
histoire
Désormais largement pratiquée dans les clubs d’équitation, les manèges privés et de nombreuses disciplines en compétition, son histoire est pourtant tumultueuse. Des mors à pointes du XVIe siècle à la finesse des écuyers du XVIIIe siècle, desballets de cour aux nécessités de la guerre, de l’équitation d’extérieur, aux prouesses du cirque, de l’art au sport, son histoire et ses principes se sont construits aux travers de pratiques et de nécessités différentes, et autant de sensibilités qui s’affrontèrent parfois sans concessions.

Si les principes sont clairs et précis aujourd’hui, cet art « à la française » n’est pas figé et continue d’évoluer. C’est son histoire, merveilleusement mise en images par Marine Oussedik, et ses principes, que cet ouvrage vous invite à découvrir. (lalibrairie.com)

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